Pourquoi mesure-t-on les gaz d’échappement ?

Chaque conducteur ou propriétaire de voiture s’est probablement habitué au fait qu’il y a toujours de petits changements dans les règlements concernant l’UA, c’est-à-dire le soi-disant test d’émission de gaz d’échappement. Mais ce qui a été “renouvelé” cette fois-ci a un autre ordre de grandeur. Car il s’agit, pour ainsi dire, d’un retour aux anciennes directives, en raison de faits nouveaux. Le scandale des gaz d’échappement a probablement joué un rôle majeur dans l’obligation de mesurer les gazs d’échappement.

Qu’est-ce qui a changé dans le test d’émissions ?

La loi sur les tests d’émissions de gaz d’échappement était déjà en cours de discussion à la mi-2017. Depuis le 01.01.2018, le nouveau règlement est également valable et depuis lors, une mesure classique des gaz d’échappement est à nouveau effectuée pour chaque UA. Une simple interrogation de l’ordinateur de bord ne suffit plus, même dans les véhicules modernes. L’accent est mis ici sur les émissions polluantes. Chaque véhicule doit subir un tel examen afin non seulement de vérifier la classe d’émission mais aussi de l’ajuster à la valeur cible. Cela signifie que si un véhicule est en dessous de la valeur cible légalement prescrite, une correction peut devoir être apportée au véhicule jusqu’à ce que la valeur respective soit atteinte. Cette discussion a déjà été abordée une fois auparavant et a également été associée à la conversion de ces véhicules il y a près d’un an. Il est donc possible que cela devienne maintenant une réalité pour de nombreux automobilistes. A partir du 01.01.2021, un autre changement doit entrer en vigueur : Une mesure des particules au lieu d’une mesure de la turbidité. À partir de 2018, les véhicules diesel devront déjà fournir la preuve de leur classe d’émission et de leur conformité à la valeur cible.

Pourquoi la mesure des gaz d’échappement a-t-elle été rendue à nouveau obligatoire ?

La raison principale semble être le scandale des gaz d’échappement. Même si l’on ne peut que spéculer ici bien sûr, le soupçon est très évident. En outre, il y a les réactions des différentes villes face à cette situation. Actuellement, de nombreuses villes permettent un centre-ville propre et ne veulent donc pas laisser entrer des véhicules à fortes émissions polluantes. Afin de pouvoir déterminer clairement quel véhicule est concerné et lequel ne l’est pas, un règlement est nécessaire. Une preuve, pour être plus précis. C’est ce que vise l’amendement, qui devrait également permettre de détecter plus facilement les manipulations du système d’échappement, par exemple. Bien sûr, cela semble être une charge supplémentaire pour l’automobiliste pour le moment. Cependant, il y a aussi des avantages à noter. Si, par exemple, on peut fournir une telle preuve, la valeur de la voiture augmentera également. Il y a une raison simple à cela. Un véhicule autorisé à circuler dans n’importe quel centre ville, quelle que soit la réglementation, est naturellement beaucoup plus souhaitable que les autres véhicules. Cette preuve est également importante pour les entreprises. Vous pouvez donc éviter de longs contrôles directement si vous disposez d’un tel document. Dans le cas contraire, cela pourrait également signifier qu’un contrôle sur place devrait être effectué. Non seulement cela prend beaucoup de temps, mais cela coûte aussi beaucoup de nerfs. Dans l’ensemble, il n’y a donc pas que des points négatifs, mais aussi des points très positifs. Chaque conducteur doit décider pour lui-même lesquels l’emportent sur les autres.

Suite à la révélation en septembre 2015 d’une faute grave aux États-Unis du groupe Volkswagen sur les émissions de polluants de certains de ses véhicules diesel, le ministère de l’environnement a ouvert une enquête approfondie en France portant sur 100 véhicules. Une commission indépendante a été mise en place pour analyser les résultats et formuler des recommandations.

État des lieux des émissions des véhicules diesel

Un large panel de voitures diesel a été testé sur banc à rouleau et sur piste, sous le contrôle d’une commission indépendante, dans le but notamment de détecter des anomalies des dispositifs de traitement des polluants.

La commission indépendante

Le ministère de l’environnement a installé une commission indépendante pour analyser les résultats de tests confiés à l’UTAC et formuler des recommandations. Cette commission a regroupé les associations de consommateurs, les services des ministères de l’écologie, de l’industrie, et de l’économie, l’ADEME et des experts scientifiques.

Un large panel de voitures diesel a été testé sur banc à rouleau et sur piste, sous le contrôle d’une commission indépendante, dans le but notamment de détecter des anomalies des dispositifs de traitement des polluants.

Le protocole d’essais

La commission indépendante, chargée d’évaluer les émissions des véhicules a validé en janvier 2016 le cahier des charges pour que les 100 véhicules programmés soient testés par l’UTAC.

L’objectif du protocole d’essai est de détecter un éventuel système de leurre antipollution et vérifier le respect des exigences d’homologation, en utilisant des essais discriminants, comparant mesures d’émissions sur banc et en situation de conduite réelle, sur des cycles d’essais identiques en termes de sollicitation du véhicule. Chaque voiture subit 3 tests. Pour chacun de ces tests, les paramètres sont différents de ceux du test d’homologation (vitesse, température, préparation de la voiture…).

A partir du 1er juillet 2019, la mesure de l’opacité des fumées à l’échappement lors du contrôle technique des véhicules se fait plus précise et plus exigeante. Cette réforme concerne les véhicules à motorisation Diesel homologués à compter du 1er janvier 2005 (pour les nouveaux types) et à compter de janvier 2006 (pour toute voiture neuve). Autrement dit, seuls sont concernés les Diesel répondant aux normes européennes d’émissions Euro 4 comprise et suivantes, soit environ 60 % du parc roulant.

Pour procéder à cette mesure, le technicien du centre de contrôle technique doit suivre une procédure clairement définie par la réglementation (norme NFR 10-025/2016). Il s’agit de faire rugir le moteur jusqu’à un certain régime, afin de relever le taux de transparence des fumées qui se dégagent à l’échappement. En clair : le contrôleur cherche à s’assurer que le moteur ne “fume pas noir” et n’émet pas trop de particules.

Le nouveau test d’opacité des fumées ne fait pas davantage souffrir les moteurs

Forcément, les automobilistes redoutent, sinon la casse de leur vieux moteur Diesel époumoné, du moins les effets à long terme d’un traitement vigoureux auquel il n’est pas habitué. Fantasme ou réalité ?

Que peuvent faire les conducteurs ou à quoi doivent-ils faire attention avant de faire exécuter l’UA sur leur véhicule ?

En principe, en tant qu’automobiliste, il peut être conseillé de faire un contrôle préalable. Cette option s’avère pratiquement toujours utile. Il est préférable de le faire dans un atelier que vous connaissez ou avec lequel vous avez un bon contact. Mais vous devez également obtenir des informations détaillées sur votre propre véhicule. Par exemple, quand doit avoir lieu la prochaine inspection générale et/ou la prochaine UA ? Si vous ne donnez pas suite à cette demande, des problèmes peuvent survenir. Bien entendu, vous devez généralement éviter ce problème. Il est également possible de se renseigner directement auprès d’un atelier. Là aussi, il est généralement possible de consulter des informations importantes et d’informer le client des problèmes éventuels.

Vous avez besoin d’une mesure des gaz d’échappement pour faire homologuer votre véhicule? Vous doutez que votre véhicule réponde aux normes antipollution en vigueur ? Le DTC se fera un plaisir d’effectuer toutes les mesures requises à votre intention.

Tous les véhicules équipés de moteurs à combustion doivent répondre aux prescriptions d’émissions de gaz d’échappement au moment de leur première mise en circulation ou au moment de leur dédouanement.

Nous sommes en mesure d’effectuer à votre intention tous les tests nécessaires pour l’établissement d’attestations ou de documents de conformité selon les normes les plus récentes.