Guide de l’examen de conduite

Il est connu en France que toute tâche administrative n’est pas évidente et peut prendre du temps si vous êtes mal préparé : l’examen du permis de conduire ne fait pas exception. Il y a beaucoup d’obstacles à franchir pour y arriver – et si vous échouez à n’importe quel stade, il faudra peut-être beaucoup de patience.

EXIGENCES

Les candidats doivent être âgés d’au moins 17 ans et résider en France. Il existe une option pour un processus d’apprentissage plus long avec un conducteur expérimenté identifié, appelé AAC (apprentissage anticipé de la conduite), qui peut commencer à partir de 15 ans. Cependant, le candidat n’est pas éligible pour passer l’examen pratique de conduite avant l’âge de 17 ans. Les candidats doivent être enregistrés comme apprenant-conducteur auprès de la préfecture locale. Normalement, l’auto-école s’en charge dans le cadre de son offre globale. Tous les candidats doivent avoir un minimum de 20 heures de cours de conduite avec une auto-école enregistrée avant d’être autorisés à passer l’examen pratique.

AUTO-ECOLE

En France, les moniteurs de conduite ne sont autorisés à opérer que dans les auto-écoles reconnues par l’État. Le secteur est l’une des professions protégées du pays, ce qui le rend effectivement fermé au marché libre et à des prix compétitifs.

L’offre classique d’une auto-école commence à partir de 20 heures de cours de conduite (le minimum obligatoire), plus l’inscription à la préfecture et la demande d’examen. Le coût moyen de ce forfait – et donc de l’obtention de votre permis de conduire (en supposant que vous réussissez du premier coup) environ 1300 €. Cependant, le nombre d’heures recommandé avant de passer le test est de 40 heures, de sorte que la plupart des gens trouvent leur facture finale beaucoup plus élevée.

La plupart des auto-écoles ont également des frais d’adhésion (frais de dossier) de prix variables, essentiellement pour couvrir les frais administratifs liés à la mise en place de votre dossier et au traitement des inscriptions. Il n’y a pas de frais réels pour passer les tests. Cependant, étant donné le fonctionnement du système, en fournissant principalement des places de test par le biais des auto-écoles, la plupart des candidats finissent par payer efficacement via ces frais administratifs. Une autre taxe distincte est souvent demandée pour toute demande de test ultérieure.

De nombreux candidats trouvent qu’ils ont besoin de plus de 20 heures minimum : par exemple, si l’instructeur ne pense pas avoir atteint la norme nécessaire pour réussir le test, ou même s’il échoue au test. Il est courant que les instructeurs refusent de mettre votre nom en avant s’ils ne pensent pas que vous êtes prêt. C’est en partie pour protéger leur taux de réussite, mais aussi, ils ont un quota fixe de demandes de test par mois, et donc ils donneront la priorité aux plus susceptibles de réussir, évitant ainsi un arriéré de demandes pour ceux qui attendent de reprendre. (Il existe une formule assez compliquée par laquelle le quota de places est calculé de mois en mois : tout cela, pourrait-on dire, s’ajoute à un système déjà lourd en administration.) Il peut donc s’écouler plusieurs mois avant d’obtenir une deuxième chance au test !

Il y a ceux qui prétendent que les auto-écoles abusent de leur position protégée, facturant des frais excessifs et prolongeant gratuitement les heures de cours. Les gouvernements récents ont mis la réforme du système actuel à l’ordre du jour, mais jusqu’à présent, les progrès sont lents et les auto-écoles résistent fermement à tout changement de leur statut privilégié.

Dans tous les cas, il vaut mieux faire ses devoirs avant de choisir une auto-école. Le tarif le moins cher de l’heure ne signifie pas nécessairement le meilleur rapport qualité-prix à la fin du processus. Ne payez jamais la totalité des frais à l’avance. La plupart des auto-écoles proposent le paiement échelonné.

CONDUITE ACCOMPAGNÉE

Si plus de 20 heures de cours s’avèrent nécessaires, il existe une autre façon moins chère d’acquérir l’expérience requise pour les personnes âgées de 18 ans ou plus. Connu sous le nom de conduite supervisée en France, la personne accompagnant l’apprenant conducteur doit être un conducteur expérimenté, titulaire d’un permis vierge depuis cinq ans. La personne est inscrite comme « accompagnateur » de l’apprenant auprès de l’auto-école et doit passer deux heures dans la voiture avec l’apprenant et l’instructeur avant de conduire seul avec l’accompagnateur. L’apprenant doit parcourir un minimum de 3000 km avec l’accompagnateur dans un délai d’un an, ou 1000 km dans un délai de trois mois pour ceux qui ont envie d’accélérer le processus. Il y a une consultation avec le moniteur de l’auto-école à mi-parcours et à la fin pour valider le processus.

PERMIS ACCELERE

Il existe également un cours de conduite intensif pour les plus pressés. Pour le permis accéléré, comme on l’appelle, les candidats suivent sept heures de cours sur trois jours, ou trois heures par jour pendant deux semaines. Le coût moyen est d’environ 2 000 €.

AIDE FINANCIÈRE

Afin de garantir que le coût relativement élevé de l’apprentissage de la conduite automobile en France n’empêche pas les personnes issues de milieux plus défavorisés d’obtenir un permis – ce qui dans certaines zones rurales est impératif pour être mobile pour le travail – le gouvernement a introduit ce que l’on appelle le programme de prêt « à 1 € par jour ». Dans le cadre de cet arrangement, l’État paie effectivement les frais d’installation et les paiements d’intérêts pour un prêt bancaire qui est spécifiquement destiné à payer les cours de conduite pour les personnes âgées de 16 à 25 ans.