Subaru XV (2ème génération)

Sans casser la baraque, le premier XV a fait une carrière honorable sur le marché européen, en devenant le modèle Subaru le plus diffusé. Une carrière suffisante en tout cas pour envisager le lancement de la seconde génération, qui a été présentée le mois dernier à Genève en première mondiale. Ne vous fiez pas à la ligne générale de cette compacte surélevée, car il s’agit bien d’une nouvelle voiture.

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Promesse tenue, mais…

Reconnaissons un vrai talent à Subaru : celui de proposer des concept-cars très réussis. Il y a un an, le XV concept  était présenté et préfigurait le nouveau XV. On était plutôt emballés par son dessin dynamique et aiguisé. Aujourd’hui, sans parler de déception, force est de constater que tout ce qui faisait l’originalité du XV concept (feux avant, feux arrière, ligne de caisse, jantes, barres de toit, etc…) a disparu du XV 2, même si la ligne générale est vaguement conservée. La voiture n’est pas moche ni banale, mais on aurait aimé une différence plus marquée avec la première génération. Un œil non exercé ne remarquera rien.

En tout cas, renouveler le XV en Europe n’est pas seulement nécessaire, mais vital. Best-seller de la gamme, la vie de Subaru serait nettement moins simple sans lui sur le vieux continent. La marque y restera de toute façon un petit poucet tant qu’elle n’adaptera pas son offre à notre marché. Par contre, aux USA, elle bat des records de ventes chaque année (613.000 exemplaires en 2016).

Quoi qu’il en soit, le petit constructeur japonais a eu le nez creux en proposant chez nous, dès 2012, cette version baroudeuse et surélevée de l’Impreza 5 portes. Bon ! Avouons-le, certains états européens sont plus friands que nous autres, français, de la philosophie du XV : moteur boxer atmosphérique, transmission intégrale, gamme simple, équipement suffisant, pas de surenchère technique.

C’est donc sur la nouvelle plateforme modulaire Global Platform Subaru qu’a été conçu le nouveau XV. Une plateforme beaucoup plus rigide (Subaru lâche un chiffre : +70 à 100%), associée à un seul moteur essence à injection directe : le 2.0L atmosphérique Boxer de 156ch (couple 196 Nm) dont 80% des pièces ont changé. Une seule boite de vitesse également : une transmission à variation continue CVT Lineartronic, qui propose cependant

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une simulation de boite manuelle 7 vitesses. La messe est donc dite : le XV semble faire une croix sur le petit moteur essence 1.6L 115ch de son prédécesseur, mais surtout sur le 2.0L diesel de 147ch. Résumons : un moteur Boxer (certainement malussé), une boite CVT, pas de diesel… bon courage aux vendeurs de Subaru France ! C’est d’autant plus inquiétant que le XV représentait jusqu’à présent près de la moitié des immatriculations françaises. L’éventualité d’une version hybride n’est pas encore confirmée, mais elle serait salutaire.