Renault Koleaos 2

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Une sérieuse montée en gamme

Russie, Australie, Chine, pays du Golfe, Maghreb… Des marchés où le Koleos 1 s’est bien vendu, alors qu’il était à côté de la plaque en Europe. Comme quoi les goûts changent d’un marché à l’autre, et que ces lointains pays ont été plus réceptifs à ses qualités réelles. Ce qui explique que ces marchés aient été servis en premier pour le Koleos 2. Le lancement de la version sud-coréenne (vendue sous le nom de Samsung QM6) était aussi une priorité. C’est d’ailleurs en Corée du Sud que le Koleos 2 est fabriqué, comme le précédent. Mais cette fois-ci, il est également produit en Chine et au Brésil pour les besoins locaux. Au total, le gros SUV Renault sera présent dans 80 pays.

Renault souhaite donc conserver cette bonne dynamique dans les pays qui ont aimé le Koleos précédent, tout en essayant de « se refaire » en Europe (objectif : 30.000 ventes dans l’union pour 2017). Pour cela, la marque au losange s’est appuyée sur l’alliance Renault-Nissan, en reprenant trains roulants et transmission du X-Trail. Quant au châssis modulaire, c’est celui qui est utilisé par une bonne partie de la gamme : Megane 4, Scenic 4, Talisman, Espace, Kadjar.

Mais c’est grâce à son dessin que le Koleos va essayer de reconquérir la clientèle européenne. A la poubelle le dessin mièvre de l’opus précédent. Place aux lignes typiquement Renault inaugurées par l’Espace en 2015, et adoptées par toute la gamme. La face avant, ayant fait l’objet de tous les soins, ne fait pas dans la discrétion, mais plutôt dans l’intimidation, avec sa grande calandre et son logo géant. La partie arrière est réussie en reprenant les mêmes codes esthétiques que la Talisman. Et au final, on se rend compte que l’embonpoint du nouveau Koleos n’est pas que visuel, mais une réalité (+ 15 centimètres)

A l’intérieur, la surprise ne vient pas de la planche de bord vue et revue chez Renault, dont on aurait aimé voir un peu plus d’originalité. Non, la vraie surprise vient de l’absence de configuration 7 places. Renault n’a effectivement pas cru bon de proposer cette solution, malgré une longueur flatteuse (4.67m). Dommage que le losange ait écarté cette possibilité : Renault est une marque généraliste, et cela peut être un critère d’achat pour une famille nombreuse. C’est d’autant plus regrettable que le cousin Nissan X-Trail les a, ces 7 places ! L’explication ? Il ne faut pas faire d’ombre au Grand Scenic et à l’Espace ! Restons positifs : l’habitabilité aux places arrière est généreuse, et le coffre est de bon volume.

Nous ne nous étalerons pas sur les équipements de confort et de sécurité, qui sont identiques à ce qui se fait dans la catégorie. Tout juste signalerons-nous la mesquinerie ne proposer la roue de secours qu’en option à 130€ afin de favoriser le volume de coffre. Rendez-vous un peu plus bas dans cet article pour connaître l’équipement dédié à chaque niveau de finition.

Le strict nécessaire sous le capot

Reformulons : le strict nécessaire pour la France, où seulement 2 motorisations diesels ont été retenue : le 1.6L dCi 130ch, et le 2.0L dCi 175ch. En effet, le moteur essence 1.6L TCe n’est proposé dans aucune de ses deux configurations (165 et 205ch). Cependant, il n’est pas exclu que l’offre du Koleos évolue dans les prochains mois. Cela serait judicieux, vu que les parts de marché du diesel sont en train de s’effondrer en France.

Bizarrement, la boite à double embrayage EDC ne fait pas partie de la gamme non plus, que ce soit en France ou ailleurs. Au menu, ce sera donc boite manuelle 6 vitesses ou boite X-Tronic à variation continue. Il n’y aura également pas de système 4Control avec roues directrices.

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