Mazda CX-5 (Facelift)

Comment évoquer ce nouveau CX-5 ? Comme une nouvelle génération (c’est le cas de la majorité des médias, Wikipedia en tête) ou comme un gros facelift. Ici, nous penchons pour la seconde solution. Et rien, dans le communiqué de presse de Mazda, ne laisse penser que ce SUV entre dans sa seconde génération. Dans tous les cas, Mazda fait évoluer le dessin du modèle le plus important de sa gamme, puisque c’est le plus vendu au monde.

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Le best-seller inconnu

Il est une injustice, c’est le fait que Mazda reste dans l’ombre en France. A mi-chemin entre un constructeur généraliste et premium, la marque n’intéresse que quelques connaisseurs qui n’ignorent rien de sa fiabilité et de ses choix techniques souvent originaux. Transparente en France, la marque l’est moins dans certains états d’Europe, où elle joue les premiers rôles. Ou aux Etats-unis, où la marque reste populaire malgré sa sortie du groupe Ford. Même en Chine, Mazda s’est tranquillement installée avec succès.

Après quelques années difficiles, la firme japonaise affiche une santé presque insolente avec des chiffres de ventes en nette progression depuis 4 ou 5 ans. La stratégie du Kodo Design (l’âme en mouvement) a porté ses fruits. Le premier modèle à incarner le Kodo fut le SUV CX-5 en 2011. Un lancement réussi puisqu’il est devenu le modèle le plus vendu de la gamme. Vendu dans 120 pays, il représente 25% des ventes mondiales de Mazda, et a été produit à 1.5 millions d’exemplaires (chiffre arrêté à décembre 2016). Une mise à jour était donc indispensable pour continuer à surfer sur cette bonne vague.

A première vue, c’est une nouvelle voiture que nous découvrons. Et pourtant, on constate vite en regardant le profil et la partie arrière que ce nouveau CX-5 est en fait un habile restylage du précédent. Habile et profond puisque la partie avant change complètement en adoptant les canons esthétiques actuels, et puisque l’habitacle a été totalement bouleversé (nouvelle planche de bord et contreportes, sièges revus). Techniquement, le nouveau CX-5 garde les mêmes moteurs, améliore la suspension, soigne son insonorisation et rend son châssis encore plus rigide. Quoi d’autre ? Pas grand chose : nouvelle couleur rouge (Soul Red  Crystal) et nouvel affichage tête haute avec projection des infos sur le pare-brise. Pour le reste, Mazda conserve l’intégralité de ses technologies SkyActiv qui permettent au CX-5 de rester un des SUV les plus efficients de sa catégorie.

Trois finitions sont proposées :
– ELEGANCE : freinage d’urgence avec détection des piétons, alerte de dépassement de vitesse, feux avant leds avec   lave-phares, jantes alliage 17″, écran 7″ avec navigation et molette de navigation. clim bi-zone

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– DYNAMIQUE. en plus : caméra de recul, freinage d’urgence en     marche arrière avec détection d’obstacles, phares directionnels et   adaptatifs, gestion automatique des feux de route, alerte de maintien   dans la file, alerte vigilance conducteur, surveillance de l’angle mort,   volant chauffant.
– SELECTION. en plus : phares à leds adaptatifs, régulateur de vitesse   adaptatif, affichage tête haute projeté sur pare-brise, jantes alu 19″,   ouverture électrique du hayon, intérieur cuir, système audio Bose 10   HP.
Dernière chose, plutôt positive : le CX-5 a le bon goût de rester accessible financièrement, avec un ticket d’entrée à 30.100 €.