Alpine A110 (nouvelle génération)

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Annoncé en grande pompe dès 2012, le retour d’Alpine tardait à devenir réalité. Certes, Renault n’a pas ménagé ses efforts pour occuper l’actualité, en engageant la marque de Dieppe en European Le Mans Series, puis en WEC. Deux catégories dont elle est sortie victorieuse grâce à l’expertise de Signatec et de Nissan. Mais ce que les fans attendaient, c’était le retour d’un véhicule de série. Développé dans un premier temps avec Caterham, le projet a pris du retard suite au retrait du constructeur britannique. Renault a repris le développement du véhicule à son compte, et nous rend maintenant sa copie.

Et 22 ans plus tard…

 

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Alpine A610

En 1995, la dernière Alpine sortait de l’usine de Dieppe. C’était une A610, un des pires fiascos de son histoire, car plus du tout en adéquation avec l’esprit originel de la marque. Depuis 1995 donc, Alpine a disparu sans vraiment disparaître, puisqu’elle fut petit à petit rattachée à Renault Sport pour développer les modèles sportifs de la gamme Renault. Il y eut dans un premier temps la radicale Spider RS de 1996. Puis plus près de nous, les différentes générations de Clio et Megane RS. Mais en tout cas, plus aucun véhicule ne porta le logo en A.

Sous l’impulsion de Carlos Tavares, alors numéro 2 de chez Renault et véritable passionné de sport automobile, il est annoncé en 2012 le retour d’Alpine et en compétition, et sur la route. D’abord prévu pour être un produit franco-britannique en vertu d’un accord signé avec Caterham, nous voilà donc en 2017 avec un produit 100% français, fabriqué dans l’usine historique de Dieppe. On ne connaîtra jamais les raisons du désengagement de Caterham du projet en 2014. Mais nous sommes heureux aujourd’hui de voir apparaître la nouvelle A110.

 

 

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Les deux générations de l’A110 sur la même photo

Car oui, la nouveauté reprend le patronyme de celle qui restera certainement l’Alpine la plus marquante. La nouvelle A110 en reprend donc la philosophie, mais en l’adaptant évidemment aux impératifs technologiques et sécuritaires d’aujourd’hui.

A en juger par les commentaires entendus sur le salon de Genève 2017 où elle a été présentée, mais aussi dans la presse spécialisée, cette A110 réinterprétée semble remporter de nombreux suffrages. Mais ça c’est pour le côté esthétique. On le sait, c’est uniquement sur la route qu’elle sera véritablement jugée. Et pour le moment, personne n’a pu la conduire… Verdict dans quelques semaines, les premières livraisons ayant lieu fin 2017.
Sur le papier en tout cas, Alpine a mis les petits plats dans les grands : poids maîtrisé, structure tout alu, petit moteur turbocompressé en position centrale arrière, puissance suffisante, performances de premier plan… ça promet.

Alpine s’est en tout cas très vite habituée aux nouvelles méthodes marketing, puisque dès décembre dernier, la marque ouvrait les réservations pour une édition spéciale de lancement, la « Première Edition ». A ce stade, personne ne connaissait le nom de la voiture, ni ne l’avait vue. Pourtant, en 3 jours, les 1955 exemplaires prévus furent réservés contre un chèque de 2.000 €. Ce qui en dit long sur la convoitise générée par l’A110. Au fait, pourquoi 1955 exemplaires ? 1955 est l’année de naissance d’Alpine…

Difficile de trouver une concurrence à la nouvelle A110. La Lotus Elise et l’Alfa-Romeo 4C sont plus légères, mais plus dépouillées. Et la Porsche 718 Cayman est plus lourde et plus cossue. Peut-être l’Alpine représente-t-elle le bon compromis ?