mercredi 2 mars 2016

Renault Scenic 4 : Réadaptation obligatoire... et réussie


Le Scenic vient d'avoir 20 ans, et fête ça en présentant sa quatrième génération. Mais s'il a créé un nouveau marché en Europe en 1996 (celui des monospaces compacts) les choses ont bien changé depuis. En fait, tout ce qui faisait la particularité d'un tel véhicule est devenu obsolète aujourd'hui. Il fallait réinventer le concept pour pouvoir continuer à exister. Un défi relevé par Renault... mais un défi gagné ?

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Déjà, Renault avait entrepris de réinventer son grand monospace Espace il y a un an et demi. Et à en juger par les premières retombées de ce recadrage, cela s'est avéré fructueux.  Le grand ménage concerne maintenant le Scenic, qui ne peut plus se permettre d'être seulement pratique, mais doit maintenant devenir désirable. Pour cela, c'est le concept-car R-Space de 2011 qui a servi de point de départ.

Le Nouveau Scenic 4

Le Renault R-Space Concept de 2011


Les équipes de Laurens Van Den Acker ont donc concocté ce dessin particulièrement réussi et équilibré. Tous les codes Renault sont là : grand losange enchâssé dans une calandre qui relie les deux phares, roues en coin, protections de portières travaillées, style général sensuel.... Mais en plus la vue de profil a été particulièrement soignée, avec une arche de pavillon dynamique, des hanches bien gonflées, un décroché du plus bel effet au niveau de la vitre arrière et la possibilité d'une peinture bi-ton comme sur le Captur. Sur l'aspect physique, pari gagné. Désormais, les parents pourront acheter un monospace et garder leur sex-appeal.


Choix bizarre de la part de Renault : La taille de 20 pouces pour les jantes est la taille minimale (et unique) pour ce nouveau Scenic. Effet visuel garanti, mais double effet moins agréable pour le porte-monnaie au moment de changer les gommes. De plus, la voiture est-elle chaînable avec une telle monte (195/55R20) ?



L'extérieur, c'est fait ! On passe à l'intérieur. Et on s'est rendu compte chez Renault, avec les années, que les aspects pratiques du Scenic étaient en fait devenus des handicaps. L'instrumentation centrale, par exemple, n'était pas si ergonomique que ça : retour derrière le volant, et place à une tablette tactile 8.7" avec R-Link 2 sur la console centrale.


Les trois sièges individuels, pénibles à enlever, ne sont plus depuis longtemps au programme de la concurrence : place à un banquette 2/3-1/3, rabattable dans le plancher en 1 clic !


Puis il y a les classiques auxquels il ne faut pas toucher. Le coffre par exemple, avec son méga volume de 572 litres.

Ou encore les espaces de rangement, qui représentent un volume supplémentaire de 63 litres, dont 13 rien que pour la boite à gants !


L'ensemble du tableau de bord ressemble désormais à celui des derniers modèles de la marque (Espace 5, Kadjar, Talisman, Megane 4). Un brin d'originalité n'aurait pas été de refus...


Aujourd'hui, pas de nouvelle voiture sans un bataillon d'aide à la conduite. Ils sont tous présents sur le Scenic 4, avec en particulier l'aide au freinage d'urgence AEBS


Ou la détection des piétons


Ou encore l'aide au parking


Sous le capot, pas de révolution : on voit bien que malgré la mauvaise presse du diesel, ce type de combustion représente toujours la majorité de l'offre. Renault propose donc deux blocs diesel et un bloc essence déclinés en plusieurs niveaux de puissance.

- 1.5L Energy dCi 95ch avec boite manuelle 6 vitesses
- 1.5L Energy dCi 110ch avec boite manuelle 6 vitesses ou boite EDC 7 vitesses

- 1.6L Energy dCi 130ch avec boite manuelle 6 vitesses
- 1.6L Energy dCi 160ch avec boite EDC 6 vitesses

- 1.2L Energy TCe 115ch avec boite manuelle 6 vitesses
- 1.2L Energy TCe 130ch avec boite manuelle 7 vitesses

Mais il va y avoir du nouveau d'ici à la fin de l'année : une version micro-hybride du diesel 1.5L dCi 110ch avec boite manuelle 6 vitesses. Je dis biens micro-hybride, car le système consiste en une batterie de 48V qui vient alimenter un moteur électrique placé dans les roues avant. Ce système (baptisé Hybrid Assist chez Renault) vient assister le moteur diesel en phase de démarrage et d'accélération, point final ! Jamais le moteur électrique ne fonctionnera en totale autonomie. Cela permettra cependant à cette version d'afficher une consommation mixte de 3L/100 et un taux de CO2 de 76g/km. La question que vous vous posez tous est : pourquoi pas sur un moteur essence ? La réponse est : pour draguer les flottes d'entreprise qui peuvent récupérer leur TVA sur les véhicules diesel. Et oui, entre des tests d'homologation totalement inadaptés et la complicité des pouvoirs publics, le diesel a encore de beaux jours devant lui !


Mis à part cette version "hybride" dont l'utilité est à vérifier (ainsi que les chiffres annoncés), on attend encore les tarifs  (qui devraient débuter autour des 25.000€) et l'arrivée du système 4Control. Le Grand Scenic devrait quant à lui apparaître dans quelques semaines.


La première impression est souvent la bonne, et le Scenic fait bonne impression. Et il s'est assez remis en question pour que son achat puisse de nouveau être envisagé. Design soigné, ergonomie repensée, offre moteur pragmatique : il devrait sans problème garder la tête de son segment en France. Sa mission est maintenant de rattraper le leader au niveau européen : le Volkswagen Touran, qui vient lui aussi de se renouveler. Bon courage...








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