samedi 21 novembre 2015

Photo du Jour : DS 4S (Chine)


En Europe, l'évolution de la marque DS prête à sourire, la dernière nouveauté, la DS 5, remontant à 2011... il y a 5 ans ! Un immobilisme qui tranche franchement avec le dynamisme de la marque en Chine, qui multiplie les lancements. La preuve encore aujourd'hui avec la présentation de la DS 4S, qui ne posera jamais ses roues chez nous.





Quelle est la stratégie internationale de DS, la marque premium de PSA-Peugeot Citroën ? Difficile de le dire, car en fonction de la zone géographique, les discours seront différents. En Europe, la "ligne DS" s'est émancipée de Citroën en 2014 pour devenir une marque indépendante. Sans pour autant présenter la moindre nouveauté. Résultat : pour sa première année réelle de commercialisation (2015), DS présente à ce jour une baisse de ses immatriculations mondiales par rapport à 2014. Mais elle a beau négliger le marché européen, celui-ci représente quand même aux environs de 80% du chiffre.

Car la réalité est là : en Chine, DS automobiles est pour le moment un flop, bien que PSA ait décidé d'y placer toutes ses billes. La marque DS "indépendante" y a été installée en avant-première, en 2012. La DS 5 est alors fabriquée dans la nouvelle usine de Shenzhen, détenue par PSA et Chang'An, le partenaire local imposé, dans le cadre de la co-entreprise CAPSA. elle est rejointe début 2014 par la DS 5LS, une berline 4 portes spécifique à la Chine (lire cet article), puis en courant 2014 par le DS 6WR, un SUV (lire cet article). Mais, bizarrement, la sauce ne prend pas. Peut-être la faute à un réseau de distribution un peu juste, mais qui continue de se développer.

DS 5LS - 2014
DS 6WR - 2014

Pour donner un coup de fouet aux ventes chinoises, DS a donc présenté hier une berline compacte : la DS 4S, qui sera vendue au printemps 2016. La première impression sera peut-être d'y voir une Peugeot 308 II rebadgée. Cette impression est fausse. Il ne s'agit pas non plus d'une version modifiée de notre DS 4 européenne. Non. Il faut voir cette 4S comme une version 5 portes de la 5LS. Elle en reprend d'ailleurs le long empattement (2.71m) et le châssis (celui de la Citroën C4L chinoise). Elle ne repose donc pas sur la moderne plateforme modulaire EMP2 de la 308. Elle a été dessinée en France, et développée en Chine avec Chang'An.



Châssis ancien donc, mais trois moteurs essence dernière génération au programme, tous associés à une boite automatique EAT6 : le 1.2L PureTech 136ch, le 1.6L THP 165ch et le 1.8L THP 204ch.

Reconnaissons-le, cette DS 4S est plutôt attrayante, surtout dans cette livrée "Dark Fire Red" . Elle affiche les codes de la marque DS (calandre DS-wings et feux avant full-leds, feux arrière 3D, intérieur cuir "bracelet de montre") et adopte un style plus conventionnel que le reste de la gamme. C'est justement ça qui la rend agréable : plus de retenue et moins de bling-bling. Le style DS aurait-il trouvé sa maturité ?

Au final, cette DS 4S fait bonne impression. Espérons que le public chinois se laissera séduire, car nous autres, européens, n'auront pas cette occasion ! Mais tout n'est pas perdu : DS promet que, d'ici 2018, toute la gamme européenne aura été renouvelée, et même complétée avec deux SUV. Soit 5 modèles en tout. Le vrai début pour DS ? Carlos Tavares, PDG de PSA, avait été clair en 2014 : une marque premium met 20 ans à se fabriquer une image.

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