mardi 4 mars 2014

TOYOTA AYGO (2ème Génération) : ils se sont laché


La co-entreprise PSA-Toyota est une réalité depuis 2005 et construisait jusqu'à présent trois modèles : la Citroën C1, la Peugeot 107 et la Toyota Aygo. L'heure du renouvellement est arrivée : la 107 est devenue 108 (lire cet article), la C1 a changé de peau (lire cet article), vient maintenant le tour de l'Aygo. Elle garde le même nom, elle garde la même plateforme, elle garde le même moteur, mais elle affiche un style extraverti que personne n'attendait. A côté d'elle, la 108 plutôt sobre et la C1 plutôt joviale font presque de la figuration.






La Peugeot, la Citroën et la Toyota sont fabriquées dans la même usine tchèque, à Kolin. Mais pour la nouvelle génération de triplées, Toyota a décidé de s'émanciper. Il en résulte une nouvelle carrosserie qui ne partage pratiquement aucun embouti avec les deux autres. Et quitte a faire différent, autant faire spectaculaire. C'est le cas, et l'Aygo inaugure une calandre en X très agressive qui devrait se retrouver dans certains prochains modèles de chez Toyota. mais ce n'est pas tout : les phares sont acérés, le profil arbore une ligne de caisse dynamique, et les feux conservent une disposition verticale abandonnée par les françaises.


On ne croirait pas que l'Aygo partage ses soubassements avec la C1 et la 108. Mais certains détails la trahissent : la planche de bord est commune aux trois voitures, les vitres arrières sont fixes (sur la 3 portes) ou entrebaillantes (sur la 5 portes), le hayon est vitré, la longueur est identique (3.46m), l'empattement aussi (2.34m), le moteur 1.0L VVT-i de 69ch également (avec boite manuelle 5 vitesses ou boite robotisée). Ce dernier permet à l'Aygo de ne consommer que 3.8L/100 et de ne rejeter que 88g/km de CO2.


Mais il y a aussi des différences notables. Le coffre paye cash l'ambition esthétique de Toyota (168 litres contre 196 pour les deux françaises), et à ce niveau de volume chaque dm3 compte. Bizarrement, le moteur 1.2L VTi Puretech de 82ch, d'origine PSA, n'est pas de la partie sur la Toyota. En tout cas pas pour le lancement. Dommage, un style si prometteur aurait mérité un petit regain de puissance.


S'il y avait bien un aspect sur lequel l'Aygo devait nécessairement progresser, c'était bien celui de l'habitacle. Le précédent était indigne d'une Toyota, qui nous a toujours habitué à l'excellence. Visuellement, la qualité perçue du nouveau est bonne. On jugera dans quelques semaines si la qualité d'assemblage est au rendez-vous. En tout cas, le volant n'est toujours pas réglable en profondeur, et un bel écran multimédia équipera les versions hautes. L'Aygo aura aussi droit à son toit ouvrant.


Présentée au salon de Genève, la nouvelle Aygo arrivera en France en juin. Comme la précédente, la petite japonaise/tchèque se verra attribuer le tiers de la production de l'usine de Kolin, soit environ 100.000 unités sur les 300.000 annuelles.

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