samedi 4 janvier 2014

FIAT a enfin racheté Chrysler à 100%


A peine 5 ans après être entré au capital de Chrysler (à hauteur de 20%) d'une manière très opportuniste et sans débourser un centime, Fiat a réussi son pari : obtenir l'intégralité des actions du groupe américain, et pouvoir mener à bien la fusion Fiat/Chrysler. Nous ne reviendrons pas sur le cheminement qui a mené à cette fin heureuse, tout est largement expliqué dans l'article détaillé que j'avais écrit en 2011. Toujours est-il que le bras de fer qui opposait le groupe italien au fonds de pension américain VEBA a pris fin. Voyons le détail des transactions.





VEBA détenait encore 41.5% de Chrysler LLC. Certes Fiat était majoritaire, mais le fonds de pension n'était pas disposé à brader sa participation. De son côté, Sergio Marchionne n'était pas non plus disposé à payer le prix fort, jugeant être l'artisan du redressement de Chrysler. La situation était bloquée depuis de longs mois, et l'affaire promettait de se terminer devant les tribunaux. Chaque partie a donc mis de l'eau dans son vin pour arriver à l'accord qui nous intéresse aujourd'hui. En clair les 41.5% de participation restante coûteront 4.35 milliard de dollars. 1.75 milliards seront payés par le groupe Fiat. Cyniquement, Chrysler LLC devra débourser 1.9 milliards pour son propre rachat. Resteront 700 millions de dollars à verser en quatre échéances sur les trois prochaines années.


Maintenant que Fiat et son PDG Sergio Marchione sont parvenus à s'offrir leur joujou américain, il va falloir impérativement figer un plan produit clair et net pour chaque marque des deux côtés de l'Atlantique. En particulier pour les marques italiennes Fiat, Lancia et Alfa Romeo qui ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes, la majorité des projets en cours ayant été gelés ou annulés depuis 2009. La route est encore longue pour prouver le bien-fondé de cette fusion entre Fiat et Chrysler qui, à la base, était contre-nature.


Autre interrogation enfin : où sera basé le siège social du nouveau groupe Fiat/Chrysler. On le sait, Sergio Marchionne, souvent volontiers provocateur, a à plusieurs reprises affirmé que cela ne le dérangerait pas de déménager hors d'Italie. De là à imaginer le siège du groupe italien à Detroit aux USA, il n'y a qu'un pas...

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