jeudi 21 novembre 2013

SUBARU WRX : ma vie sans Impreza


Chez Subaru, il y a deux mondes : celui où le constructeur nous promet monts et merveilles avec des concept-cars au style prometteur, et le monde réel avec des modèles sans identité. Cette réalité est malheureusement encore avérée aujourd'hui, avec la présentation au salon de Los Angeles de la nouvelle WRX. Préfigurée depuis de longs mois par des concept-cars plus alléchants les uns que les autres (lire cet article), la voici aujourd'hui échappant à la fadeur grâce à l'utilisation de nombreux artifices.






Le plus bizarre, c'est que pour cette nouvelle génération, Subaru a bien pris soin de séparer la WRX de la famille Impreza. Pourtant, c'est bien une Impreza légèrement bodybuildée que nous avons sous les yeux. Et ce n'est pas ce qui était prévu. Les concept-cars nous présentaient un coupé 4 portes au style incisif, et Subaru avait promis que le style de la nouvelle WRX allait s'émanciper de l'Impreza. Mais bon, nous n'allons pas disserter sur cette nouvelle déception, et nous consolerons en nous rappelant que jamais l'Impreza WRX n'a été belle ou avant-gardiste dans son dessin.


Après tout, et les fans le savent, l'intérêt de la WRX, c'est son moteur et son efficacité. C'est justement un nouveau moteur qui est étrenné : un 2.0L (1.998cc exactement) boxer turbocompressé à injection directe. Puissant de 271ch, son couple est de 350 Nm, et il permet à la WRX de passer de 0 à 100 km/h en 5.0s. il est associé à une boite manuelle à 6 rapports ou à une boite à variation continue d'un nouveau genre. Baptisée Sport Lineatronic, cette boite CVT permet de simuler un mode manuel à 8 vitesses. On a hâte de voir ce système à l'oeuvre, car pour le moment tout le monde est sceptique !


Nous ne passerons pas beaucoup de temps à évoquer l'habitacle, qui a 15 ans de retard sur la concurrence. Triste, monochrome, sans cachet, nous espérons au moins que la qualité de fabrication sera irréprochable.


La WRX devait changer. Elle devait signifier un nouveau départ pour la licence. Malheureusement, elle restera une fois de plus une voiture de puriste. Le puriste, il se fout de l'esthétique de sa voiture ou de son tableau de bord, ce qui l'intéresse, c'est le 4 cylindres à plat turbocompressé qui gronde sous le capot, et l'efficacité de la transmission intégrale qui reste la spécialité de Subaru. Faire une voiture de puriste est tout à fait louable, mais alors pourquoi Subaru a-t-il promis une révolution qui n'est jamais arrivée ?


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