jeudi 22 mars 2012

Bilan Genève 2012 : fréquentation, tops, flops.


Le salon de Genève a fermé ses portes dimanche soir dernier. Les organisateurs se sont félicités d'une fréquentation supérieure à 700.000 visiteurs. 702.000 exactement. Le problème, c'est qu'il en manque 33.000 par rapport à l'année dernière. Plus que jamais, le salon de Genève semble être un baromètre de la confiance du marché automobile, qui réagit automatiquement à la crise.




Ainsi, en 2005 Palexpo faisait entrer 747.000 visiteurs pour sa manifestation automobile (le record), ce chiffre s'écroulait à 648.000 en 2009, alors que le monde était au beau milieu de la crise financière, et que General Motors et Chrysler faisaient faillite. Puis la fréquentation est remontée : 692.0000 en 2010 et  735.000 en 2011. Pour à nouveau marquer le pas cette année. Quoi qu'il en soit, s'il est loin d'être l'évènement automobile international le plus fréquenté, le salon de Genève garde cette convivialité qui fait que tous les constructeurs répondent présent, et que les nouveautés y sont toujours nombreuses. D'ailleurs, en parlant de nouveautés, jetons un coup d'oeil à celles qui ont marché à l'applaudimètre, et à celles qui ont été présentées dans l'indifférence générale.


Il y avait en effet des stands où la foule était très dense. Comme d'habitude, les marques de sport et de luxe étaient prises d'assaut, tout particulièrement Ferrari, Lamborghini et Bugatti. Mais parmi les voitures plus "populaires", certaines ont tiré leur épingle du jeu. Citons en vrac les Renault Twizy, Subaru BRZ, Toyota GT86, Mercedes Classe A, Peugeot 208, Volvo V40, Ford B-Max, . Il y avait du monde sur le stand Bentley, mais c'était surtout pour constater l'aberration des lignes du SUV Bentley EXP 9 F, qui, encore une chance, restera à l'état de concept-car. Le concept-car Emerg-e d'Infiniti a beaucoup plu ainsi que le Range-Rover Evoque Convertible Concept.








D'autres nouveauté étaient bien accueillies, sans plus. On pensera à la nouvelle Audi A3, le Dacia Lodgy, la Hyundai i30, la Kia Cee'd, la Jaguar XF SportBrake ou le Porsche Boxter. Côté concept-cars, le Brivido de Ital-Design/Giugiaro a séduit, le Trackster de Kia a amusé, le LF-LC de Lexus a attiré l'attention, Le Cambiano de Pininfarina a été bien accueilli, La Disco-Volante 2012 de Touring a interloqué, et Les Diji et FT-Bh de Toyota ont fait parler.














Mais pour finir, il était préoccupant de voir le vide autour de certaines autos présentées en première européenne ou mondiale. Pratique pour prendre des photos. Une indifférence inquiétante pour des voitures sur lesquelles les marques comptent pourtant beaucoup. La nouvelle Cadillac ATS avait beau tourner sur sa plate-forme, personne ne s'y est intéressé, alors que l'Europe est censée être sa priorité. Le duo Citroën C4 Aircross et Peugeot 4008 n'a pas suscité l'enthousiasme. Tout le monde passait à côté de la nouvelle Fiat 500L sans la voir, et le peu de monde qui s'y intéressait restait dubitatif sur le style du nouveau minispace de Fiat. Le nouveau Ford Kuga a perdu le dynamisme du premier, mais aussi les admirateurs. L'originale proposition de Hyundai pour son i-oniq Concept ne semble pas avoir trouvé son public. Chez Nissan, les deux concept-cars Invitation et Hi-Cross se sont révélés transparents. Honda peut dire merci au concept NSX, car sans lui son stand aurait été déserté. Chez Isuzu, les amateurs du nouveau pick-up D-Max étaient bien cachés, mais il faut avouer que Genève n'était peut-être pas le bon salon pour sa présentation. Le Mitsubishi Outlander avait de l'espace autour de lui. Idem pour l'Opel Mokka. La Renault Zoe s'est littéralement fait voler la vedette par l'autre petite ZE de Renault, la Twizy, au point d'en devenir invisible, malgré les nombreux exemplaires présents. Quant à la Seat Toledo Concept, le public ne semble pas lui avoir trouvé plus d'intérêt que la presse. La nouvelle Subaru Impreza était tranquille sur son stand, devant subir la concurrence du coupé BRZ.
















Certains stands ne présentaient rien de bien consistant. C'était le cas chez Aston-Martin, Abarth, Lancia Mazda, Skoda, Suzuki ou Volkswagen, voire Mini ou BMW. La palme revenant bien sûr à Alfa-Romeo, avec son stand épuré et ses deux modèles encore présent au catalogue : la MiTo et la Giulietta. La marque est plus que jamais abandonnée par Fiat/Chrysler, et les nouveautés immédiates n'arriveront pas avant... 2014 ! On ne comprend pas bien la stratégie du groupe italien, à l'image de la présence d'un petit stand Dodge, alors même que la marque a quitté le marché européen depuis juin 2011.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire